8.1 C
Alger
mardi, janvier 31, 2023

Souveraineté retrouvée

Par Salah Bey

L’Union africaine vient de marquer un autre pas historique pour le compte de l’organisation panafricaine en rendant effectif sa souveraineté.

Et c’est avec grande fierté et une grande satisfaction que le Bureau permanent du Secrétariat national du Front Polisario a accueilli la décision du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) qui a insisté, depuis Lusaka (Zambie), sur l’unité et la cohésion de l’organisation panafricaine, notamment en ce qui concerne l’implication de tous les Etats membres dans ses partenariats avec d’autres Etats et organisations.

En effet, il y a de quoi se sentir fier puisque cette décision est survenue au cours d’une réunion tenue dimanche sous la présidence de Brahim Ghali, le bureau a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures décisives pour mettre en œuvre la Charte et les résolutions onusiennes, notamment celles liées à l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Ce sursaut salutaire vient quelque mois à peine au revers infligé à l’entité sioniste qui s’agitait pour faire intrusion, en tant que membre observateur, à l’Union avec la baraka du Maroc et la bénédiction du secrétaire général de l’Union.

Il n’est pas nécessaire d’expliquer que la décision concerne la dernière colonie du continent africain qui n’est autre que le Sahara occidental. Mieux, la politique d’obstruction menée par l’occupant marocain a également été dénoncée lors de cette rencontre.

Le Maroc, a subi jeudi, un énième échec dans ses tentatives visant à convaincre les délégations africaines d’exclure la République sahraouie de la participation aux travaux du huitième sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), prévu fin août  prochain à Tunis.

Mais, en tout réalisme, le Conseil exécutif de l’Union africaine ayant approuvé, à Lusaka, une résolution à travers laquelle il appelle à la participation de tous les pays africains à ce rendez-vous.

Le représentant du Maroc avait, rappelle-t-on, vainement tenté, lors de cette réunion, de convaincre l’ensemble des délégations africaines de la nécessité d’exclure la RASD, en avançant des arguments vains tel « le partenariat liant les pays africains au Japon ne s’inscrivent pas dans le cadre de l’UA ».

Cet épisode rappelle tristement d’autres plus sinistres lors desquels de forte pressions étaient exercées précédemment par des pays externes sur l’UA pour empêcher le Sahara Occidental de participer en 2017 aux Sommets de l’organisation et ne pas l’inviter au 5ème round Europe-Afrique.

Des tentatives vouées à l’échec, en ce sens que des pays ont menacé de ne pas prendre part à ce round en l’absence des représentants sahraouis.

Related Articles

Version PDF

Socials

144,087FansJ'aime
spot_img

Derniers articles