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dimanche, décembre 4, 2022

Sous prétexte du Covid-19 : La fête du trône au Maroc annulée

L’épidémie de coronavirus a bon dos. Pour justifier l’annulation pure et simple de la fête du trône qui, pourtant revêt une importance capitale pour l’entourage immédiat du roi Mohamed VI, les médias marocains invoquent cette pandémie. L’argument ne tient cependant pas du tout la route. Pour la première fois depuis trois ans, cette pandémie reflue au plan mondial, amenant des plans d’ouverture, et permettant de nouveau aux gens de voyager partout dans le monde. Même le tourisme est en train de redémarrer sur les chapeaux de roues. C’est dire que les raisons invoquées pour tenter de justifier cette brusque et inattendue annulation, ne tiennent absolument pas la route. « Pas de fête du trône cette année au Maroc. Et c’est pas la faute au Covid19. M6 est malade et son entourage, qui est à l’origine de la brutale répression policière, est inquiet. Probable que le discours du trône, qu’on va essayer de faire passer pour du direct, a déjà été enregistré. C’est le Tweet mis en ligne par le journaliste Ali Lmrabet. Cela suppose que la maladie de Mohamed VI est on ne peut plus grave que ce que l’on tente de nous faire accroire. En effet. Cette annulation ne saurait être liée au massacre que les soldats et policiers marocains ont commis à l’endroit des migrants africains. Le régime marocain est en effet un habitué des crimes impunis. Ces derniers ne l’effrayent pas, ni ne le font rougir devant la communauté mondiale. Bien au contraire. Dénue de tout scrupule, et de toute morale, le Makhzen se fonde avant tout sur son impunité, devenue quasi-absolue, depuis qu’il a officiellement fait allégeance à l’entité sioniste. Si les médias au service du Makhzen ont pris la précaution d’annoncer cette anecdotique et énigmatique annulation, c’est sans doute pour éviter les interprétations et les commentaires attentatoires au palais royal. Mais c’est peine perdue. La santé chancelante de Mohamed VI relève en effet du secret de Polichinelle. L’année passée, lors de son précédent et court discours, il était apparu très amoindri, le visage bouffi par les médicaments, et arrivant à peine à articuler ses phrases. Une guerre de succession fait présentement rage au sein du petit cercle royal. Y figurent Fouad El Himma, secrétaire particulier de Mohamed VI, qui est aussi son ami d’enfance, ainsi qu’Abdellatif Hammouchi, chef des services de sécurité et de renseignements marocains, ainsi qu’André Azoulay, conseiller spécial de Mohamed VI, et nouvel homme fort du royaume chérifien. Celui-ci incarne le lobby sioniste qui ne craint plus de se montrer à visage découvert. Il est même question d’une tentative d’assassinat du prince héritier Moulay Hassan, à la suite de laquelle son chauffeur et garde-corps particulier a perdu la vie. Si les médias marocains confirment un effet un discours royal pour le 30 de ce mois, celui-ci sera préenregistré, même s’ils vont tenter de le faire passer pour du direct. La guerre de succession semble bel et bien avoir commencé. Les acteurs y tous sans foi ni loi. Tous les coups y sont donc permis. Même la récente visite au Maroc du chef de l’armée sioniste peut être liée à cette guerre de succession. André Azoulay, nouvel homme fort du royaume chérifien, tente de faire basculer les rapports de force en sa faveur. Certes, Rabat est déjà un Etat vassal de Tel-Aviv. Cette inféodation risque toutefois d’aller encore plus loin.

R.I.

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