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jeudi, juin 30, 2022

Si jeunesse savait…

Par Salah Bey

L’installation du Conseil supérieur de la Jeunesse rappelle curieusement cette organisation de masse du temps du parti unique. La défunte UNJA qui, en dépit de ce que l’on peut dire d’elle, était un réel baromètre, voire un tremplin de forces vives de la nation. Une vraie force de proposition, avant qu’elle ne s’émiettait en pions partisans.

Ce n’était pas seulement une tribune pour la jeunesse et son porte-voix mais aussi une force d’action et de proposition telle une école, où les jeunes étaient forgés dans le volontariat, via les canaux échanges internationaux et les débats politique sud-sud.

La jeunesse se sentait alors pleinement impliquée dans les affaires qui concernaient la société mondiale et notre société sortie d’une longue et fatidique guerre pour la liberté à une marche vers la décolonisation de notre souveraineté nationale dans tous les domaines.

Au-delà du parallèle, le rôle consultatif d’une institution comme le Conseil supérieur de la jeunesse ne devrait pas être une copie conforme au rôle ou l’esprit qui régnait à l’UNJA.  

Aujourd’hui et à l’ère du renouveau national, ce Conseil se veut, pourquoi pas, une alternative aux parlementaires démissionnaires de représentativité et versés dans l’affairisme en substitut à leurs missions et noyés dans les lignes éditoriales de leurs partis respectifs.

L’un des principaux apports de ce Conseil est de rendre aux jeunes la place qui est la leur dans une société bouillonnante d’ambitions et de défis : leur permettre de jouer le rôle d’acteurs et non d’observateurs inertes. Les jeunes, via ce Conseil, ne resteront plus des chiffres qui gonflent les listes électorales dont se vantent les discours des uns et des autres sans penser à leur réelle intégration fructueuse et leur épanouissement professionnel.

Ils doivent être pleinement engagés dans la marche nationale vers le progrès pour lequel ils sont appelés à accomplir leur devoir envers le pays qui les a formés en ce sens que la dynamique sociétale suggère la mobilisation de toutes les forces existantes pour booster l’élan de l’édification nationale et du progrès.

Formés dans des universités, des écoles supérieures et dans des instituts, les jeunes d’aujourd’hui se doivent de se réapproprier les espaces qui sont les leurs et saisir cette chance de main tendue de l’Etat pour renouveau de la nation de manière pragmatique, douce et responsable. 

Le Conseil supérieur de la jeunesse peut faire mieux que l’UNJA du siècle dernier en extirpant  les jeunes des discours sans lendemains et de s’attaquer aux réels défis qui attendent l’Algérie pour en faire un vrai espace de dialogue, de délibération, d’échange d’idées, de propositions et de prise de responsabilités.

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