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jeudi, juin 30, 2022

Sécurité hydrique : Les eaux conventionnelles, une option sérieuse

Des possibilités importantes s’offrent en matière d’utilisation directe des eaux salées, de dessalement des eaux saumâtres et de mer et de recyclage des eaux usées traitées (EUT). Des progrès significatifs ont déjà été enregistrés dans ces domaines. Toutefois, des problèmes environnementaux, économiques et de maîtrise technologique limitent, au stade actuel, l’usage massif de ces ressources, qui constituent des alternatives réalistes au problème de la rareté de l’eau.

Pour Brahim Mouhouche, enseignant-chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie d’Alger, l’Algérie devrait investir davantage dans le domaine des eaux non conventionnelles pour garantir sa sécurité hydrique. Lors d’une intervention à l’occasion de la 26e Journée de l’énergie, le Pr Mouhouche a indiqué : «Nous devons impérativement donner la priorité à des investissements importants dans les eaux non conventionnelles, à l’instar de la réutilisation des eaux usées, les eaux pluviales ou celles provenant du dessalement de l’eau de mer.» Selon les chiffres avancés par cet universitaire, le potentiel hydrique conventionnel renouvelable de l’Algérie est évalué à près de 12 milliards de mètres cubes par an, soit environ 270 m3/habitant/an, ce qui est insuffisant pour répondre aux besoins nationaux, nécessitant le recours «urgent» aux eaux non conventionnelles.

Le Pr Mouhouche a rappelé que l’Algérie avait fait d’énormes progrès dans ce domaine, avec notamment la mise en place de 200 stations de traitement des eaux usées et de 13 stations de dessalement de l’eau de mer (fonctionnelles), mais beaucoup reste à faire pour assurer la sécurité hydrique. S’agissant des eaux non renouvelables du pays, l’expert a affirmé que le Sud algérien renferme des eaux souterraines estimées à 50 000 milliards de mètres cubes, qui peuvent être exploitées.

Mehdi O.

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