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jeudi, septembre 29, 2022

Scandaleux !

Par Salah Bey

Gangrénée par les combines de clans, les Assemblées générales de la FAF se suivent et se ressemblent. Sans projets, on ne débatte plus football mais, s’affairer à convoiter la cagnotte qu’offrent les sponsors qui font de la FAF la plus riche fédération africaine.

Tous les calculs pour devenir membre de l’AG se font et se défont autour des caisses de la super fédération où le profit échappe à tout contrôle. Le hic est que l’on y règne tels des pachas à l’abri de la loi.

Moralement, il est inadmissible qu’une AG se transforme en ring où se passent plusieurs altercations verbales, voire de poings. Des altercations pour le moins scandaleuses à en croire les scènes filmées jeudi à l’intérieur de l’AG.

Il est aussi inacceptable que léguer la gestion du football national à des gens au comportement de « voyous » qui ne lésinent pas à causer les grands maux au sport national en jouant des tours les uns contre les autres. L’Algérie paye chèrement ces errements impunis.

Le succès de Belmadi ne doit pas être l’arbre qui cache la jungle des zombies du football algérien fussent-ils Zetchi, Amara ou Raouroua.

Ce n’est pas une démission qui dédouanerait le patron de la FAF et consorts d’une déroute avérée et qui a couté cher au football algérien.

Que les pouvoirs publics en finissent avec l’esprit maffieux de ceux sensés apporter de la plus-value à la balle ronde et non des combines contre X ou Y pour cacher leurs fiascos.

L’Equipe nationale n’est pas un club privé fermé par celui qui le drive à des fins personnels, encore faut-il rappeler qu’on n’a pas encore atteint ce stade de privatisation.

L’amateurisme des clans doit cesser à ce niveau de gestion du football national. Ne faut-il pas imiter les autres secteurs qui usent des appels à candidature pour élire des gestionnaires de qualité, avec obligation de résultats.   

Qu’on ne nous dit surtout pas que le budget est bouffé dans des assiettes ou par la masse salariale dont celui exorbitant du sélectionneur national, car les primes encaissées par ces membres, qu’on dit volontaires, se tapant des caisses luxueuses à pas moins de 700 millions, gracieusement payées par l’instance fédérale, peuvent tirer un pays comme la Tunisie de sa faillite économique.

A l’ère du rapatriement des fonds détournés par certains membres de la nomenklatura politique, ne faut-il pas penser à récupérer les fonds avalés par les « FAfistes » ? C’est à se demander pourquoi ceux-là échappent étrangement à l’audit ?

En attendant de rendre des comptes sur les trous occasionnés par des dépenses astronomiques, à l’image des 130 milliards de déficit en 2021, les « footeurs de troubles » continuent de dicter leur loi. Celle de la rapine.

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