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jeudi, septembre 29, 2022

Ruptures

Par Salah Bey

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est montré, jeudi, conscient que le peuple était désabusé par des années de gabegie, d’archaïsme, d’insouciance et d’irresponsabilité sur tous les plans.

En effet, le pays était livré au laisser-passer/laisser-faire, une économie gérée du tac au tac, favorisant les ignares au dépens des compétents, à l’ombre d’une bureaucratie induisant des failles colmatées par la baraka de la rente pétrolière.

Les carriéristes ont vécu dans l’esprit de « qui vivra verra ». Le peuple vivait, quant à lui, sur le qui-vive, prenant ses maux en patience sous des pluies de promesses sans suite.

Le peuple subissait de tout temps les angoisses du bricolage, les aléas du passe droits et l’entrain d’un clientélisme toxique à la communauté nationale.

Son quotidien est meublé de projets inachevés, des clés de logements octroyés à plusieurs locataires à la fois ou livrés semi-finis. Des cités isolées sans commodités ni assainissement et sans lignes de transport. Alors que les demandes des opérateurs moisissent dans les tiroirs des walis et subalternes : chefs de daïras et maires.

Des pans de faux responsables qui n’ont pour attention que de se faire une situation d’émirs dans la misère des petites gens, dans la vie de carnaval qu’ils mènent alors que les gens d’en haut, sensés veiller sur les droits des citoyens et la réalisation des projets conformes, s’affairent à enfoncer le peuple dans les méandres de la précarité.

Dans ce sens, les déplacements du chef de l’Etat doivent s’inscrire désormais à postériori des inaugurations pour inspecter la qualité des réalisations tout en léguant l’exercice d’inaugurer aux responsables locaux. C’est là à notre humble avis le concept de les responsabiliser ensuite leur demander des résultats, des explications et des comptes.

Le déplacement du chef de l’État revêt un caractère pragmatique et symbolique à la fois. Inaugurer des installations macro-économiques qui reviennent bénéfiques au pays, donner le ton aux responsables et les interpeller à répondre de leurs actes, rendre des comptes en cas et rappeler à l’ordre qui de droit.

La sortie d’Oran renseigne sur le vœu du président de changer, voire de casser un certain classicisme déroutant et folklorique. Les Algériens auront fort à gagner avec une gouvernance alerte et un président qui maitrise les dessous des dossiers et projets réceptionnés.

L’Algérie gagnera en conséquence en délais et en deniers publics alloués pour réaliser des projets modèles. Ce n’est là qu’un gage de ruptures avec des pratiques révolues et prendre option avec la bonne gouvernance.

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