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jeudi, juin 30, 2022

Réanimation

La santé est malade. Et le constat est connu de tous et est tristement amer, douloureux mais pas désespérant. Car nous ne manquons pas d’infrastructures, encore moins d’équipements ni de médicaments.

Le problème est à voir, donc, ailleurs et le diagnostic est aussi connu par les acteurs de tous les paliers de la pyramide hiérarchique du secteur selon un topo généralisé à travers tous les établissements de santé tant grands que petits.

Il y a un profond dysfonctionnement dans notre santé mais personne n’en parle. Absolument personne. Il y a comme des symptômes qui ont affecté le corps médical et ses auxiliaires.

Et sans démagogie aucune, devrons-nous dire qu’il est inadmissible de voir l’échelle des valeurs et des rôles sombrer indéfiniment dans la sinistrose.

Il est impératif d’insister, dans la foulée des réformes préconisées, sur un assainissement général à commencer par réhabiliter les rôles et que chacun accomplisse le sien dans l’espace et dans le temps.

Retournons aussi, correction oblige, aux visites inopinées d’inspection pour encourager/réprimander les sujets qui le méritent.

Revenir à la gestion managériale moderne aux lieu et place d’une gestion administrative qui faisait signer des documents sans même regarder le contenu, c’est faire sortir le système de santé d’une régression inféconde. C’est justement ce laisser-aller, laisser-faire qui font qu’aujourd’hui le système de santé est malade, voire clochardisé.

Un laxisme aggravé par cette tare de détourner du matériel médical des établissements publics vers les institutions privées. Notre santé ne peut survivre à ses anachronismes comme y trouver une femme d’entretien «commandeur» du professeur et toute son équipe médicale.

Sans omettre de dire que le cahier des doléances ne fait plus foi et l’anarchie a régné en donnant langue à toutes les tares de prendre le dessus.

Oui, il y a lieu d’applaudir les réformes en cours à la condition qu’elles profitent, encore une fois, au commun des mortels. Car le simple citoyen, à qui on chante, continuellement, une gratuité qui n’a plus que le nom, n’est pas intéressé par qui gère ou comment il gère mais ce qui l’intéresse c’est de trouver un médecin soignant, des infirmiers payés pour le soigner avec du matériel disponible, une ambulance qui le transporte et, le cas échéant, trouver un lit pour séjourner décemment dans un hôpital sans pressions ni contraintes…

Le problème, faut-il conclure encore, n’est pas le système en lui-même mais il demeure celui des hommes… et des femmes de la corporation.

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