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dimanche, septembre 25, 2022

Pour remporter le pari des exportations : L’Algérie met le cap sur l’Afrique

Par : Islam Khermane

Entre nécessaire changement de paradigme commercial et crises internationales successives, l’Algérie y voit une nouvelle occasion de tirer son épingle du jeu. L’Afrique connaît, dernièrement, des changements sociaux et économiques rapides, à commencer par le continent qui s’efforce de formaliser un accord de libre-échange à l’échelle de l’Afrique, qui a le potentiel de devenir la plus grande zone de libre-échange au monde.

L’Algérie, parmi les pays membres de la Zlecaf, envisage activement de réduire sa dépendance aux matières premières extractibles, notamment les hydrocarbures, vers une orientation plus large des biens et des services. En effet, à l’heure où la guerre en Ukraine menace les économies du monde entier, les perspectives économiques pour l’année 2022 en Algérie, ne sont pas sombres. A noter que L’Algérie a atteint 40% de son objectif des exportations hors hydrocarbures. Rappelant que La valeur des exportations algériennes, hors hydrocarbures, s’est élevée à 2,2 milliards de dollars, au cours des quatre premiers mois de l’année en cours.

Alors que l’Algérie s’apprête à entrer sur les marchés de la Zlecaf en début de juillet, L’expert en économie Abdelkader Slimani a évoqué l’idée de réexporter certains matériaux importés dans le but d’apporter des devises fortes, soulignant que ce processus peut augmenter la valeur des échanges commerciaux, surtout s’il se situe au niveau des zones franches africaines. Slimani a affirmé, dans une déclaration à nos soins, que la zone libre-échange est une superficie géographique spécifique, qui n’est pas soumise à des taxes, des frais ou des douanes, dans laquelle le mouvement de l’argent est facile. Soulignant qu’il s’agit d’une méthode commune à de nombreux pays, à l’instar des pays du Golfe, dont la zone de Dubaï, qui importe des marchandises de Chine et les revend pour gagner des devises. A cet effet, l’expert a insisté sur la nécessité de mener les transactions commerciales dans les zones de libre-échange en dinars, afin d’augmenter sa valeur.

Entretemps, Il a déclaré que le projet éliminerait de la contrebande vers les pays voisins. Indiquant également que la contrebande s’aggrave généralement dans les zones frontalières en raison de l’absence de mécanismes commerciaux facilitant l’entrée des marchandises dans les pays africains voisins.

Ces zones sont une plate-forme d’échange de divers modèles pour le développement des zones économiques en Afrique. La Zlecaf comprend actuellement 37 pays africains. Il a ajouté que les gouvernements facilitent les activités en offrant un large éventail d’incitations, sous la forme d’infrastructures, de douanes et exonérations fiscales, simplification des procédures administratives et leur utilisation comme outil politique national de développement économique. Ces domaines visent désormais à attirer les entreprises émergentes et les sociétés étrangères dont la production est principalement destinée à l’exportation. Pour rappel, Après six ans de planification, de stratégie et de coordination, et maintenant seulement 16 mois depuis sa création, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a le poids du continent qui repose sur ses épaules.

Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamal Rezig, a souligné que la mise en place des zones franches entraînera la suppression des droits de douane sur les échanges entre les pays membres africains et une augmentation des opportunités d’emploi pour une main-d’œuvre jeune et en forte croissance, soulignant selon les estimations, cela augmentera le niveau du commerce intra-africain de 52 %.

I.K.

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