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vendredi, janvier 27, 2023

Mois sacré du Ramadan : Les laiteries s’y tiennent prêtes à couvrir la hausse de la consommation

Durant le mois du Ramadan – dont quelques mois seulement nous en séparent -, les volumes de lait consommé par les ménages augmentent sensiblement, ce qui aurait pour conséquence une hausse de la demande.
Cette année, pour faire face à ce défi, les responsables et gérants des centaines de laiteries existant sur le territoire national accélèrent d’efforts pour répondre à la demande des consommateurs algeriens de ce produit.
« Les inquiétudes augmentent durant ce mois-ci [Ramadan] en raison de la hausse de la demande, mais 140 laiteries réparties sur le niveau national sont en œuvre pour fournir au moins le minimum de la demande pour ce produit vital », a rassuré Mourad Bouzekrini, vice-président de la filière lait, affiliée à la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA).
Toutefois, « le problème de la faiblesse de la production persistent toujours », craint-il.
« L’éleveur est confronté au défi de couvrir les besoins en lait et de substituer à l’importation », a expliqué Bouzekrini, réclamant à fournir les éleveurs en vaches laitières et de mettre à leur disposition des facilités administratives permettant la relance de cette filière.
Bien qu’il s’en réjouisse des récentes mesures annoncées par les Pouvoirs publics visant à augmenter la production de lait et de viande pendant le mois de Ramadan, Bouzekrini a regretté le recul enregistré par la filière de l’élevage bovin depuis des années, ce qui a fait chuter la production nationale de manière remarquable.
Il a plaidé pour le retour au système des Coopératives agricoles pour réglementer le domaine de l’élevage bovin et augmenter le rendement.
Sur sa vision de l’avenir de la filière, Bouzekrini se veut plutôt optimiste, malgré les difficultés financières et défis qui menacent la disparition de ce métier.
« L’activité d’élevage de vaches est en déclin continu en raison des coûts élevés et de la mauvaise production. Cependant, les mesures prises par le Ministère de l’Agriculture et les préparatifs du mois de Ramadan vont soulager les éleveurs à l’avenir, et augmenter la capacité de production de lait et même de viande rouge, et cela sera atteint dans les horizons des trois prochaines années », a-t-il projeté.
« La plupart des professionnels se sont félicités des mesures incitatives et de soutien apporté dans le cadre de la stratégie de l’Etat pour le développement des filières agricoles, et ont exprimé leur volonté de reprendre l’activité et de contribuer à l’augmentation de la capacité de production et à la réduction de la facture d’importation de lait en poudre de l’étranger », a-t-il poursuivi.
Le même interlocuteur a proposé d’investir les sommes colossales consacrées par l’État dans le cadre des transferts sociaux de soutien des produits de large consommation comme le lait, dans la mise à niveau de la filière laitière et l’augmentation du rendement.
« Il suffit d’accompagner les éleveurs et de soutenir les laiteries en lait frais pour augmenter la production et réduire les coûts de l’importation de la poudre de lait, avec la nécessité de revenir au système de coopérative pour réglementer l’élevage des vaches », a suggéré Bouzekrini.
Pour maximiser les rendements et optimiser la couverture de la demande interne, l’État a encouragé ces dernières années un nouveau modèle agricole, à savoir le système des fermes modèles.
Partout sur le territoire national, des projets de ce type sont mis en place : des exploitations de vaches laitières, de poules, piciniculture, .., se caractérisant par le nombre élevé des têtes des bêtes et la grande taille des exploitations, ce qui renforce leur compétitivité.
« Amener 400 vaches laitières peut produire 5 000 litres de lait par jour, et leur nombre peut être doublé en quelques mois pour atteindre 1 000 vaches. Un million d’emplois sera créés dans l’élevage des vaches au niveau national. L’éleveur a besoin de facilitations pour contribuer à la réalisation du programme de l’État », s’est enthousiasmé Benzekrini.
Sur les suggestions des professionnels de la filière pour augmenter la production de lait, l’interlocuteur a insisté sur : l’encouragement des investissements dans le domaine de l’élevage des vaches, l’accompagnement et le soutien de l’État en matière de mise à disposition de foncier agricole et de facilitation des démarches administratives pour augmenter la production et répondre aux larges besoins du citoyen qui consomme 140 litres de lait par an.
Pour rappel, lors de l’une de ses sorties médiatiques, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, a estimé que la filière lait est parmi les défis les plus difficiles de son secteur.
Le ministre de l’Agriculture a également indiqué que les capacités de production, selon les statistiques de l’année précédente, s’élèvent à un million et 780 000 vaches laitières.
Il a souligné que le taux moyen de consommation annuel pour chaque citoyen en Algérie s’élevait à plus de 75 litres par habitant.
« En comparant la production nationale avec la poudre importée, la consommation annuelle par habitant a atteint 130 litres, et c’est un très grand chiffre », a-t-il noté.

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