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vendredi, septembre 30, 2022

Matières plastiques: la facture des importations a dépassé 2 milliards de dollars

La facture des importations de l’Algérie en matières plastiques a dépassé 2 milliards de dollars en 2016, a indiqué lundi à Alger le chef de division des industries chimiques au ministère de l’Industrie et des mines, Laïdouni Malek, précisant qu’une partie considérable était destinée à couvrir la demande des PME et entreprises du secteur des industries chimiques.

Les données avancées par le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes algériennes (CNIS) font ressortir des importations d’une valeur de 2,174 milliards de dollars de matières plastiques, dont 1,904 milliards de dollars de produits bruts destinés à l’industrie plastique avec un taux de 87,58 %  et 269 millions de dollars de produits plastiques finis, a indiqué M. Laïdouni lors d’une journée d’information organisée au siège de la Chambre algéro-allemande d’industrie et de commerce en prévision du Salon

international PlastAlger et Printpack: 5ème Salon international des plastiques et composites et 6ème Salon de l’impression et de l’emballage, prévus du 11 au 13 mars 2018 à Alger.

Les quantités importées sont destinées à couvrir la demande des Petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises activant dans le domaine des industries chimiques au nombre de 2600, a fait savoir M. Laïdouni.

Le secteur veille à développer la sous-traitance dans le domaine de l’industrie et la transformation du plastique, d’autant que le volume de la matière plastique dans la composante des produits manufacturés est considérable et touche tous les secteurs.

L’industrie et la transformation du plastique existe en Algérie depuis les années 70, indique le responsable qui précise que son activité s’est nettement développée depuis 2012 suite à la promulgation de plusieurs décrets exécutifs, suivis de décisions prises par le président de la  domaine des industries pétrochimiques, étant une activité économique à grande valeur ajoutée pour l’économie nationale.

L’élargissement et la diversification de ces activités dans le secteur de la pétrochimie permettra d’appliquer des techniques modernes plus efficientes et plus rentables dans le domaine de l’industrie plastique.

Le développement de ce domaine permettra, à l’avenir, de répondre à la demande locale et extérieure en matières premières, a-t-il dit, précisant que le secteur aspire exporter vers les marchés régional et international, particulièrement le marché africain qu’il qualifie de « prometteur ».

Le plastique transformé est utilisé dans les domaines de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du logement, de la construction, des ressources en eau, de l’industrie automobile et dans le secteur de l’Education et autres, a ajouté le même responsable.

Les besoins du secteur de l’industrie automobile en plastique représente en Algérie 35% du volume global, a poursuivi M. Laïdouni, affirmant que le secteur de l’industrie et des mines oeuvre promouvoir la production du plastique destiné à l’industrie automobile et à inciter les entreprises nationales à produire et à transformer le plastique au profit des usines de voitures, à travers le territoire national.

Une étude de faisabilité a été lancée en avril 2017 pour créer des groupes d’industrie chimique à l’ouest du pays, a-t-il rappelé, soulignant que le groupe Sonatrach a élaboré un plan de développement des industries pétrochimiques en vue de développer le tissu des industries manufacturières dans le pays y compris les mini-projets destinés aux petites et moyennes entreprises  (PME).

Le plan en question vise à diversifier la production et à augmenter la productivité et le volume de l’investissement, en sus d’assurer une meilleure gestion des frais de production et l’amélioration des programmes de formation dans ces domaines. Concernant le Salon international PlastAlger & Printpack prévu pour la mi-mars 2018, M. Laïdouni a insisté sur l’importante de ce rendez-vous qui se veut un espace idoine pour établir des relations de partenariat et de coopération entre les investisseurs algériens et étrangers dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ».

Le salon permettra aux PME algériennes d’acquérir l’expérience requise et de bénéficier des technologies de pointeutilisées dans ce domaine, a-t-il indiqué.

Près de 200 participants dont des étrangers représentant 30 pays devraient prendre part au salon.

Le vice-président de la chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie, Samy Bouhadiche a mis en avant les facilités accordées par l’Etat pour attirer les investisseurs étrangers vers le marché algérien et faciliter l’accès des investisseurs algériens aux marchés internationaux ».

La précédente édition du salon avait vu la participation de 166 exposants représentant 22 pays, outre 4360 visiteurs professionnels.

Après avoir été le cinquième fournisseur de l’Algérie en 2016, l’Allemagne est devenu son 4ème fournisseur en 2017, selon les données avancées par la chambre de commerce et d’industrie basées sur les statistiques du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS).

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