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Les smartphones ne sont désormais plus obligatoirement vendus avec des écouteurs

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Les smartphones ne sont désormais plus obligatoirement vendus avec des écouteurs

Le Parlement a adopté définitivement, récemment, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique. Parmi les mesures proposées : la fin de l’obligation pour les fabricants de smartphones de fournir des écouteurs au moment de l’achat.

Cette obligation était une exception française, mise en place en 2010 par la loi Grenelle II, et précisait que les téléphones portables ne pouvaient «être commercialisés sans un accessoire permettant de limiter l’exposition de la tête aux émissions radioélectriques lors des communications».

Santé et environnement

Désormais, les fabricants seront simplement tenus de s’assurer que des écouteurs compatibles avec leur modèle de téléphone sont disponibles dans le commerce, sans forcément les fournir.

Cela signifie-t-il que les risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques lorsque le téléphone est porté à l’oreille ont disparu ? Pas vraiment. Selon le sénateur LR Patrick Chaize, rapporteur de la loi, interrogé par Frandroid, cet argument ne fait simplement plus le poids face à une «source de gaspillage importante».

Le sénateur ajoute également que l’OMS a, jusqu’à présent, «réfuté l’existence d’un lien de cause à effet établi entre une exposition aux champs électromagnétiques produits par les téléphones portables et des pathologies chroniques» et que «rien n’indique que la fourniture gratuite d’écouteurs protège plus largement ces utilisateurs intensifs des risques sanitaires identifiés».

7% des émissions de gaz à effet de serre

Selon les travaux d’une mission d’information sénatoriale, si rien n’est fait, le numérique serait à l’horizon 2040 à l’origine de 24 millions de tonnes équivalent carbone, soit environ 7% des émissions de gaz à effet de serre de la France, contre 2% aujourd’hui.

Smartphones, tablettes et ordinateurs seraient responsables de près de 70% de l’impact du numérique.