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vendredi, janvier 27, 2023

La flambée des billets d’avion en cause : Les tarifs de la Omra ont augmenté d’au moins 40 % cette année

Les professionnels dans le domaine des voyages sont unanimes : la cherté des billets d’avion vers l’Arabie Saoudite a pour conséquence la montée en flèche des prix de la Omra cette année.
Les hausses sont également jugées spectaculaires par les citoyens souhaitant effectuer ce rituel religieux.
En clair : Faire le voyage en Lieux saints coûtait entre 100 000 DA et 130 000 DA il y a trois ans (avant le Covid-19), c’est désormais 200 000 DA (voyage économique), selon les données de l’Organisation algérienne du tourisme (OAT).
Comment expliquer cette hausse des tarifs de la Omra cette année ? Et quel impact aura-t-elle sur la saison et le flux des pèlerins ? Des éléments de réponses ont été donnés par Maher Houmour, directeur général de l’agence de voyages « El Maher Travel Services », en l’occurrence président de l’OAT.
« Le coût de la Omra a connu une augmentation de pas moins de 40 %. Les tarifs sont d’environ 20 millions de centimes pour la Omra normale », a révélé Maher Houmour, soulignant que ces augmentations ont été prévisibles par les professionnels.
Cette envolée des prix de la Omra cette année s’explique principalement par la hausse considérables des prix des billets d’avion (jusqu’à 11 millions de centimes), ainsi que l’augmentation des frais de quelques prestations de service.
« Le problème qui a été soulevé concerne les vols qu’Air Algérie n’a divulgué les programmes que quelques jours seulement avant le début des vols, ce qui a confondu les agences de tourisme organisant les rituels de la Omra. Cependant, le mois dernier, il a connu une expansion, après avoir été limité à un nombre spécifique qui ne répondait pas à la demande de vols directs », a-t-il ajouté.
« Ces augmentations ont surpris les agences de tourisme et tours opérateurs concernées par l’organisation de la Omra, notamment en termes de visas (+15%), de billets d’avion et d’autres services », a déploré Houmour dans une déclaration au site « Echaâb Online », causant ainsi la hausse des tarifs du ce rituel.
« Après deux ans d’attente pour de nombreux citoyens, ces derniers ont été choqués par une augmentation inattendue des prix de la Omra, qui avant la pandémie ne dépassait pas 14 millions de centimes, alors qu’aujourd’hui le prix a atteint 20 millions pour la Omra normale, c’est-à-dire la Omra « économique »», a-t-il poursuivi.
Un autre problème inquiète également les professionnels des voyages : la flambée des tarifs de l’hôtellerie depuis septembre dernier en Arabie Saoudite, sur fond de coûts élevés des services et de la taxe imposée à la Omra, ainsi que de la forte pression des pèlerins souhaitant faire le voyage.
« Mais les services se sont maintenant améliorés en quantité et qualité », a rassuré Houmour.
Malgré la stupeur des citoyens au vu des montants affichés par les agences de voyages, cela ne les dissuadent pas pour autant de s’empresser à réserver leur séjour aux Lieux saints.
« Nous avons enregistré une affluence importante de citoyens souhaitant effectuer les rituels de la Omra pendant ces vacances, car les augmentations n’ont pas empêché les pèlerins algériens d’accomplir la Omra normalement, compte tenu de son importance et de sa sacralité pour eux », a confié Houmour.
« Après la reprise des vols par les compagnies aériennes, un grand nombre de citoyens ont pu effectuer la Omra, surtout en décembre dernier, et le processus se poursuit », a-t-il indiqué.
Sur les nouveautés de la Omra de cette année, Maher Houmour a estimé que « cette saison a été différente en termes d’organisation et d’encadrement », après l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions gouvernementales imposant plus du rigueur sur l’activité.
En septembre dernier, un nouveau cahier des charges afférent à l’opération a été mis en place par l’Office national du pèlerinage et de la omra (ONPO).
Cet organe étatique avait invité même les agences de tourisme et de voyages désirant présenter leurs candidatures pour l’organisation de la omra pour cette saison à s’inscrire via le portail algérien de la omra pour activer légalement.
Bien qu’il juge que ce « cahier des charges est approprié et réaliste quant aux conditions d’organisation de la Omra », le président de l’OAT a regretté que « certaines agences de voyages n’appliquent pas le cahier des charges dans son intégralité et ses clauses », causant ainsi des dommages non seulement au secteur, mais aussi aux pèlerins.
« L’ONPO, depuis le début de la saison de la Omra en septembre dernier, a fait ce qui lui est confié en termes de délivrance d’agréments, d’annonce d’un nouveau cahier des charges et de présence dans divers aéroports du pays pour suivre le processus, ainsi que les agences de tourisme et de voyage organisant la Omra pour assurer de meilleurs services aux pèlerins », a-t-il indiqué.
« Cependant, a-t-il nuancé. La question des voyages va au-delà, car la question est entre les mains des hautes autorités et du ministère des Transports. La situation a connu un dénouement, en particulier en décembre dernier, où un grand nombre de pèlerins a été enregistré pendant les vacances d’hiver ».
Maher Houmour s’est félicité de la décision du Président de la République d’augmenter et d’ouvrir le nombre de vols, notamment durant le mois de décembre, coïncidant avec les vacances d’hiver.
« Air Algérie a annoncé le lancement d’un programme spécial pour les voyages vers les Lieux saints. Ce qui laisse présager le succès de la saison, notamment à l’approche du mois de Ramadan, où la demande sur la Omra augmente sensiblement », a-t-il déclaré.

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