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lundi, janvier 30, 2023

La bureaucratie met l’économie en péril : Une nouvelle stratégie pour stopper l’hémorragie

Par : Meryam B.

La bureaucratie est un grand obstacle qui freine la croissance de l’économie. Pour stopper l’hémorragie, le président de la République a réitéré son engagement pour éradiquer ce fléau, et promet d’améliorer le climat des investissements et offrir des facilités aux investisseurs pour travailler dans un climat propice. L’année 2022 est considérée comme une économie par excellence. Une aubaine pour relancer le secteur industriel et économique, mais pour réussir ce grand défi, tous les obstacles qui empêchent les investisseurs de créer le dynamisme économique attendu, doivent être levés.

À cet égard, l’expert en économie, Abdelkader Slimani souligne déclaré que la bureaucratie, a malheureusement s’est propagée dans divers secteurs, la méthode administrative dans la gestion de l’économie et les divers domaines de la vie quotidienne du citoyen et de l’investisseur, a fait dominer la gestion par ce virus, depuis les années soixante du siècle dernier, est basé sur ce qu’on appelle la « perestroïka », un style importé d’Union soviétique, qui promeut l’idée d’une gestion contrôlant l’économie.

La bureaucratie a empêché la réalisation d’investissements réels sur le terrain. Il est déraisonnable pour l’investisseur de passer par plus de 25 départements jusqu’à ce que son projet soit terminé et qu’il atteigne les étapes de production. En plus de cela, cet expert révèle que le chevauchement des pouvoirs entre les différents ministères et départements, et le manque de transparence, ont exacerbé la propagation de la bureaucratie, en particulier dans les administrations locales… Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait précédemment affirmé que les décisions existent, mais leur application sur le terrain est absente. Cela l’a incité à établir le poste de médiateur de la République, qui a pu résoudre de nombreux problèmes des investisseurs et a relancé leurs activités bloquées à cause de ce phénomène.

À cet égard, pour atteindre 800 000 petites et moyennes entreprises, et réaliser le chiffre de 05 milliards de dollars d’investissements directs étrangers et atteindre 07 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures, l’économiste a plaidé pour l’incarnation d’un tissu industriel créateur de richesses, qui ne se réalisera qu’avec une intention réelle de la part des hautes autorités, en changeant la méthode de gestion. Il a exhorté les responsables à atteindre des objectifs préétablis, c’est-à-dire avant qu’ils ne prennent leurs fonctions, et à les tenir responsables des résultats, qui déterminent les valeurs de chaque voie, comme cela se fait dans de nombreux pays européens et occidentaux.

L’introduction de la numérisation dans tous les domaines et l’immatérialisation des dossiers, en s’appuyant sur un document unique permettant à l’investisseur d’incarner son idée, éliminera la centralisation dans la prise de décision, en plus de donner plus de pouvoirs à la création de l’Agence Nationale de Promotion des Investissements.

De son côté, le patron de la Confédération des industriels et producteurs algériens, Abdelouahab Ziani, a révélé que pour relancer l’économie nationale et réaliser la transformation énergétique et numérique, une stratégie doit s’articuler autour d’une autre organisation institutionnelle, loin de la bureaucratie qui ralentit le développement de nos sociétés. Ziani a appelé à combattre ce virus, qu’il avait précédemment décrit au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, comme le premier ennemi de l’économie, tout en soulignant que la numérisation doit être généralisée afin de démanteler les pratiques qui minent l’économie du pays. « Parler du concept de numérisation nous aidera à rendre transparent tout ce qui existe et tout ce qui est institutionnel », a-t-il indiqué. De ce fait, il a proposé d’unir les institutions pour travailler très rapidement et pour que les entreprises trouvent toutes les informations dont elles ont besoin, c’est-à-dire les lois et décrets et les licences dans le domaine de la numérisation.

Le Conseil nationale du patronat (CNP) se réunira la semaine prochaine, des propositions seront présentées à cette occasion, afin de faciliter la communication avec le secteur financier Parmi ces propositions, il évoque une plateforme d’échanges entre entreprises et institutions financières, qu’il considère comme un outil qui permettra aux entreprises algériennes de gagner beaucoup de temps dans ses démarches administratives.

M.B.

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