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vendredi, septembre 30, 2022

Halte à la vente concomitante !

Par Salah Bey

C’est à la veille de la visite du président Emmanuel Macron en Algérie que son ministre de l’Intérieur annonce un projet de loi anti migratoire pour laquelle il cherche des compromis afin de la faire passer comme une lettre à la poste. C’est devenue une mode du coté de Parlement français depuis la loi faisant l’apologie du colonialisme.

Dans l’actuelle Assemblée se rassemblent, pour rappel, une majorité des hostiles à l’Algérie et s’y regroupent les nostalgiques de l’Algérie d’un certain rêve.  

En faisant campagne, tambour battant, Gérald Darmanin essaye de convaincre sur son projet de loi conçu pour contrer « l’immigration inutile » ou «négative» ! Des mesures davantage radicalisées exprimant l’attitude de l’Etat français envers ce qu’il qualifie d’immigration indésirable.

A priori, les nouvelles mesures annoncées touchent essentiellement les aspects coercitifs à l’égard des ressortissants étrangers ayant «commis des actes graves» sur le sol français.

Le projet révisionniste tend visiblement à amender les clauses d’«expulsabilité» pour certains individus. Mais pas besoin de clarifier la population ciblée, puisqu’il s‘agit de la plus grande communauté arabo-musulmane dans l’Hexagone. Et donc Darmanin est assuré que son projet comprenant les propositions de campagne du candidat déchu Eric Zemmour et Marine Le Pen, passera devant la dix-huitième législature peuplée par de nombreux députés qui ont applaudi le discours inaugural de l’Assemblée fraichement élue prononcé par le nostalgique Gonsalez.

Même si le projet de loi qui sera présenté à la prochaine rentrée sociale et politique est au centre des débats et des alliances des différents groupes politiques extrémistes en ascension d’un vote à l’autre.

Simple hasard de calendrier ou nouvelle manœuvre politicienne des grands centres politiques hostiles au rapprochement des deux pays, cette annonce à la veille d’une visite d’Etat du président français en Algérie, qui s’annonce historique, en tout cas selon les vœux du président Macron, s’apparente à une levée de boucliers des tenants du néocolonialisme français.

Certains cercles, apparemment très influents, ne l’entendent pas de cette oreille et comptent même, comme à l’accoutumé, torpiller tout type de rapprochement. En effet, au moment où les officiels français annoncent une nouvelle page avec l’Algérie, des voix discordantes dans l’Hexagone, s’élèvent çà et là pour semer la zizanie dans les esprits.

Il n’y a pas un doute qu’en levant la condition de l’âge d’arrivée en France, le recul sur le regroupement familial, le droit du sol ou la destitution de la nationalité, cette loi qu’on prétend « nouvelle » n’a rien à envier à la loi Pasqua sous Mitterrand qui exigeait vraisemblablement les mêmes diktats.  

Une chose demeure incontestablement sûre : l’Algérie nouvelle n’accepte plus de ventes d’idées et des attitudes concomitantes pour faire imposer d’autres de contenance politicienne récurrente greffée au passé qu’on croyait révolue.

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