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Après l’incarcération du PDG du groupe Latrech Lazhar nouveau PCA d’Imetal

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Après l’incarcération du PDG du groupe Latrech Lazhar nouveau PCA d’Imetal

Le groupe Imetal sera administré par un nouveau Président du conseil d’administration (PCA). Il s’agit de M. Latrech Lazhar qui a été nommé à ce poste, après l’incarcération, pour rappel, de l’ex-PCA du groupe, Tarek Bouslama, poursuivi dans un dossier de corruption. Le nouveau PCA du groupe Imetal n’est autre que le Directeur général de la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Latrech Lazhar a été nommé Directeur général de la BEA en décembre 2019. Un poste qu’il occupera jusqu’en avril 2021, date à partir de laquelle la BEA a été confiée à un Président du conseil d’administration et à un Directeur général. Latrech Lazhar a été maintenu comme DG de la banque publique. Cette nomination à la tête du groupe Imetal fait suite à l’affaire de corruption qui a conduit plusieurs cadres de ce groupe derrière les barreaux. Pour rappel, c’est à travers un communiqué  rendu public, le 13 mars dernier, que le parquet près le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed que l’affaire a été détaillée. Le procureur du pôle économique avait estimé que les incidences financières de cette affaire sont importantes, à telle enseigne que l’ouverture de l’information judiciaire qu’il ordonnée a fini par voir défiler dans son bureau 22 responsables du groupe public Imetal. Le procureur avait indiqué qu’à l’issue des auditions auxquelles il avait procédé dimanche 12 mars, cinq cadres du groupe ont été mis sous mandat de dépôt, dont le premier responsable du groupe, M. Tarik Bouslama. Par ailleurs, 17 autres personnes entendues dans cette affaire ont été mises sous contrôle judiciaire. Selon le communiqué, les cinq personnes placées sous mandat de dépôt sont : B. T., PDG d’Imetal, A. L., PDG du groupe Sider, F. K., responsable de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) de la wilaya d’Annaba, A. M. C., ex-Directeur des ressources humaines du complexe d’El Hadjar et actuel sous-directeur chargé de l’administration de la même unité, et enfin, K. F., Directeur de l’unité d’Annaba de l’Agence nationale de récupération (ANR). Les mis en cause sont poursuivis pour «dilapidation de deniers publics, octroi de marché en violation de la législation en vigueur, corruption, malversation, blanchiment d’argent et abus de fonction». Il est précisé dans le communiqué que «la collusion» des intérêts a fait des deux principales branches du groupe Imetal, à savoir le complexe d’El Hadjar et l’Agence nationale de récupération (ANR), les cibles privilégiées des «prévenus». «Cette pratique a fait en sorte que la capacité de ces deux entités a périclité drastiquement du fait des malversations», a souligné le représentant du ministère public dans son communiqué. Et d’ajouter que «le gouffre financier généré par ces pratiques est considérable». A noter que l’enquête menée par les services de la Sûreté nationale entre dans le cadre de la politique des pouvoirs publics de lutter contre la corruption et les malversations. L’enquête préliminaire a donné lieu à la découverte d’un réseau et d’un gouffre financier importants. Après la mise sous mandat de dépôt de ces responsables, la chambre d’accusation a refusé la remise en liberté des accusés incarcérés, telle que formulée par la défense.

M. M.