Accueil Divers Alors que des éléments d’une grave crise s’enchainent en Palestine Mahmoud Abbas exige les excuses d’Ursula von der Leyen

Alors que des éléments d’une grave crise s’enchainent en Palestine Mahmoud Abbas exige les excuses d’Ursula von der Leyen

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Alors que des éléments d’une grave crise s’enchainent en Palestine Mahmoud Abbas exige les excuses d’Ursula von der Leyen
Palestinian leader Mahmoud Abbas speaks as he meets with U.S. Secretary of State Antony Blinken, Sunday, March 27, 2022, in the West Bank city of Ramallah. (AP Photo/Jacquelyn Martin, Pool)

Entre une trêve et une autre, les hordes des forces sionistes continuent de tuer, d’emprisonner, de déposséder et d’annihiler toutes les ambitions pour une accalmie, en lançant des assauts contre les espaces des Lieux Saints de l’Islam.

Le silence complice des puissances de l’OTAN et de l’Union européenne, des déclarations de hauts responsables relayées par les médias du Vieux Continent encouragent les Israéliens à dépasser les limites du tolérable et vont même au-delà des frontières des pays limitrophes de la Palestine agresser la Syrie et le Sud Liban.

A noter que l’Autorité palestinienne, présidée par Mahmoud Abbas, exige les excuses d’Ursula von der Leyen pour son message d’amitié, très déplacé, à Israël.

Rappelons que la présidente de la Commission européenne a vanté ce qu’elle a décrit mardi comme «la démocratie israélienne» dans la région et a félicité l’entité sioniste pour avoir «fait fleurir le désert» et s’en félicitait.

Le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne (AP) a réprimandé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour ce message de félicitations à Israël à l’occasion du 75e anniversaire de la Nakba (Catastrophe), dénonçant «des remarques inappropriées, fausses et discriminatoires», voire « contradictoires à la neutralité positive» qu’exige le conflit de plus de sept décennies.

La sortie d’Ursula von der Leyen, considérée d’inappropriée, survient alors que les Palestiniens faisaient le deuil de l’un des leurs. Ils inhumaient le corps d’un des symboles de la résistance palestinienne, Khader Adnane, un haut responsable du mouvement Jihad islamique qui était en grève de la faim depuis plus de 80 jours.

Des roquettes ont été tirées, mardi matin, depuis la bande de Ghaza vers Israël, après l’annonce de la mort de Adnane Khader, emprisonné de nombreuses fois par Israël et avait déjà fait quatre grèves de la faim, devenant un symbole pour les Palestiniens.

Violente actions au retour

Loin de la volonté d’apaisement escompté par l’appel à une trêve, un cessez-le-feu est entré en vigueur, dans la nuit de mardi à mercredi, entre Israël et les groupes armés de Ghaza, avaient annoncé des sources palestiniennes, après des échanges de tirs suite à la triste annonce de mort de Adnane Khader, en grève de la faim, détenu par l’Etat hébreu. Israël n’a pas confirmé dans l’immédiat cette trêve qui paraît fragile.

Le cessez-le-feu «réciproque et simultané», obtenu grâce aux efforts de responsables égyptiens, qataris et des Nations unies, est entré en vigueur à 3h30 heure locale (00h30 GMT), ont indiqué les sources à Reuters.

Les dernières sirènes d’alerte ont retenti dans des localités israéliennes près de la bande de Ghaza aux environs de 5h30 (2h30 GMT), a rapporté l’armée. D’après des témoins à Ghaza, plusieurs roquettes ont été tirées vers le sol israélien à ce moment-là.

Une personne est morte et cinq autres ont été blessées dans les frappes nocturnes de l’armée israélienne sur la bande de Ghaza, avant l’annonce du cessez-le-feu mercredi matin, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien.

«Ce cycle de confrontation est terminé, mais la marche de la résistance continue et ne s’arrêtera pas», a répliqué Tariq Salmi, porte-parole du Jihad islamique, dans un communiqué, promettant de venger la mort de Adnane Khader.

Représailles impitoyables

Jeudi matin, la rupture de la trêve avait été signée par une recrudescence de la violence sioniste en signant la mort de Palestiniens dans des attaques séparées. En effet, trois Palestiniens étaient tombés en martyrs et quatre autres ont été blessés, jeudi, sous les balles des forces de l’occupation sioniste à Naplouse, en Cisjordanie occupée.

Selon le ministère cité par l’agence de presse palestinienne Wafa, les forces d’occupation ont pris d’assaut la vieille ville de Naplouse et tué trois Palestiniens, «dont deux ont été complètement défigurés en raison de l’intensité des tirs» de l’armée sioniste.

Les forces sionistes se sont infiltrées dans le quartier de Yasmina dans la vieille ville de Naplouse et ont encerclé une maison palestinienne.

De leur côté, des témoins oculaires ont raconté à Wafa que les forces d’occupation ont visé la maison assiégée à balles réelles, tiré plusieurs missiles dessus et ont empêché le personnel médical d’atteindre la zone assiégée.

Des semaines à couper le souffle

Les déclarations d’Ursula von der Leyen, le martyre du résistant Adnane Khader et les échauffourées que connaît la scène palestinienne, marquée par des provocations israéliennes faisant des morts et des blessés, s’assimilent à des ingrédients annonciateurs d’un chaud bouillonnement qui se prépare pour l’été.  

Le risque n’est plus à démontrer et les événements de ces derniers jours se suivent et s’inscrivent en droite ligne de la volonté des forces sionistes qui cherchent à anticiper une guerre d’été, comme c’était le cas par le passé, sachant que les factions palestiniennes ne vont pas rester les bras croisés et vont riposter à d’éventuelles provocations.

Cela est perceptible avec les agissements des hordes sionistes. Les forces israéliennes continuent, effectivement, d’agresser brutalement les dizaines de fidèles à l’intérieur de la mosquée Al Aqsa et les font sortir de force […] alors qu’ils prient pacifiquement.

L’armée israélienne bombarde, depuis mercredi 5 avril, la bande de Ghaza, après des tirs de roquettes, en réaction à des heurts violents la veille entre des Palestiniens et la police israélienne au sein de la Sainte Mosquée Al-Aqsa.

Cette succession d’événements, d’actions et de réactions ne font qu’aggraver la situation et rappellent les attaques menées par les forces sionistes à Ghaza, en 2014, et les guerres qui s’en sont suivies.

Selon Wafa, plus de 80 martyrs ont été dénombrés depuis le début de cette année, dont 13 enfants et une femme, lors des agressions des forces de l’occupation sioniste.

S.B.