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jeudi, septembre 29, 2022

Aïd El Adha 2022 : Les prix des moutons toujours élevés

Par : Maria B.

À quelques encablures de la célébration de l’Aïd el-Adha, le prix du mouton connaît une flambée vertigineuse. Alors que l’offre ne manque pas, la cherté du bétail, cette année, pourra pousser bon nombre d’Algériens à renoncer au rituel du sacrifice si d’ici là la situation ne s’améliore pas.

Comparé aux années précédentes, le prix du mouton a en effet marqué cette année une hausse de plus de 12 000 dinars, l’origine de cette flambée serait due à la cherté des fourrages. L’absence de contrôle ne fera que compliquer d’avantage la situation. Pour mettre fin à la spéculation et d’aller surtout vers la régulation des prix mais aussi au soutien des éleveurs, les autorités à leurs têtes les ministères du Commerce et de l’Agriculture doivent intervenir au plus vite pour éviter des conséquences dramatiques.

L’on s’était habitué en cette période à voir des points de vente de moutons partout et qui ne désemplissent pas à longueur de journée, et c’est le cas même au niveau des quartiers d’habitation ou ce commerce est habituellement très présent, mais pour cette année, la situation est différente. La flambée des prix de ces béliers a provoqué une certaine hésitation chez les consommateurs qui n’osent même pas s’approcher des lieux de vente tant leur situation financière ne le permet pas. Après un Ramadan rude marqué par la flambée des prix des produits de large consommation, le pouvoir d’achat des ménages a pris un sérieux coup, ce qui pousse beaucoup à renoncer au rituel du sacrifice. Alors que les autorités restent silencieuses face à cela, les éleveurs justifient la hausse des prix du mouton par le fait qu’ils soient confrontés à des conditions difficiles dont celle de la hausse des prix du fourrage et surtout le phénomène de sécheresse qui frappe plusieurs régions du pays.

Il est à noter, par ailleurs, que le ministre de l’Agriculture, Abdelhafidh Henni, a fait savoir qu’il sera procédé ces jours-ci à l’ouverture des marchés d’Erahma pour la vente des moutons de l’Aid, et ce dans le but de contribuer à casser les prix en ce moment très élevés. Répondant aux questions des députés, jeudi dernier, le ministre a expliqué que cette opération sera organisée en coordination avec le ministère du Commerce. Il faudra souligner, cependant, que ces marchés n’avaient pas dans le passé réussi à atteindre les objectifs escomptés, allusion faite au mois de Ramadan précédent ou l’on avait assisté à leur ouverture mais qui ont finalement été en deçà des attentes des consommateurs. À se demander donc si ces souks permettront réellement de faire baisser les prix du mouton, ou verra-t-on des consommateurs encore une fois dans la tourmente ne sachant pas sur quel pied danser.

M.B.

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